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Publié dans International

Liberté de la presse : une application dédiée à la confidentialité des données gratuite pour les journalistes

mercredi, 04 mai 2016 01:17 Écrit par  Ségolène Kahn | Expo Protection
A l'occasion de la Journée Mondiale de la Presse qui se tient aujourd'hui à Helsinki, nos confrères journalistes auront la possibilité de télécharger gratuitement une application de protection de leurs données numériques fournie par F-Secure. Et ce, jusqu'au 15 mai.   L'un des grands enjeux de la Journée Mondiale de la Presse, organisée par l'Unesco et qui se tient ce mardi 3 mai hui à Helinski, est de lutter contre la dégradation de la liberté de la presse dans le monde. Avec l'apparition des nouveaux outils de tracking et de cookies sur le net, de nombreuses applications récoltent des quantités innombrables d'informations sur leurs utilisateurs. Pour nous, journalistes, c'est une catastrophe ! Car c'est non seulement notre vie privée et la sécurité de nos données qui sont en jeu mais aussi la protection de nos sources d'information et de notre sécurité physique. A cet égard, le spécialiste finlandais de la protection des données F-Secure lance à partir d'aujourd'hui une offre intéressante, dédiée à la confidentialité des données et à la protection numérique. A la carte, un abonnement de 12 mois disponible sur trois appareils (ordinateur, tablette, smartphone).

 

La liberté de la presse est une chimère ! En témoigne le Classement mondial de la liberté de la presse, réalisé par notre confrère Reporter sans frontières (RSF) qui rappelle qu'elle aurait reculé de 13,6% dans le monde depuis 2013. « Les États sont garants de la liberté d’expression mais ils la perçoivent souvent comme une menace. Le pouvoir envisage les médias comme un danger », explique la conseillère en cybersécurité chez F-Secure, Erka Koivunen. Tandis que de l'autre côté du classement, ce qui ne nous surprendra guère, c'est la Finlande qui s'est avérée être la meilleure protectrice de la presse. D'où le choix d'Helsinki pour accueillir la Journée Mondiale de la Presse.

Il faut savoir que le journalisme a de tout temps été un métier dangereux. Objet de censure, sujet aux intimidations et au harcèlement, voire à l'emprisonnement, de nombreux journalistes sont encore aujourd'hui retenus en otage dans le monde. Et il y a pis: selon le Comité pour la protection des journalistes, 1.189 de nos confrères auraient été tués à travers le monde dans le cadre de leurs missions depuis 1992, année où a commencé le décompte. Pour au moins 786, il s’agissait d’assassinats.

Depuis l'avènement du numérique, c'est la question de la confidentialité des données et des sources qui est devenu le premier sujet de préoccupation. D'autant que les technologies numériques sont devenues nos principaux outils de travail et de communication. Il devient alors très difficile de communiquer par mail sans la crainte d'être surveillé. Dans les pays au gouvernement oppressif où règne la censure, le constat est accablant : impossibilité d'accéder à certains contenus, surveillance continue, crainte de représailles des gouvernements, d'enlèvement voire de ''mise sous silence''... tel est le quotidien de nombreux confrères dont le métier est synonyme de danger de mort.

 « La technologie a donné aux gouvernements de nouveaux outils de surveillance. Heureusement, elle a aussi donné aux citoyens les moyens de se protéger », intervient Erka Koivunen. Pour cela, il faut avant tout chiffrer les données. Mails, applications de messages, dispositifs de sauvegarde, mots de passe, adresse IP, tout doit être crypté et sécurisé. Cette tâche revient aux applications VPN (réseau privé virtuel), comme celle proposée par F-Secure. Lesquelles chiffrent les communications et nous rendent anonymes sur le net, afin de pouvoir consulter un contenu sans être signalé. Et ce, même en WiFi ou sur les hotspots à l'étranger. De plus, ils permettent de changer notre localisation dans le monde afin d'obtenir l'accès à des contenus qui sont géo-bloqués dans certains pays. Enfin, ils protègent contre les malwares, les sites malveillants ou encore les tentatives de tracking. Avec en prime, la possibilité de démasquer qui sont les sites qui nous traquent et leurs relations entre eux.  Seul bémol à cette offre : pour l'obtenir, les journalistes doivent publier un justificatif de leur activité (c'est-à-dire une photocopie de leur carte de presse) sur le compte twitter de la société ! Pas très discret...

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